La startup niçoise commercialise à destination des TPE/PME un module de stockage de données qu’elle garantit hors de portée des cyber-attaques.

2 minutes de lecture pour mieux nous connaître. On est cette semaine dans Tribune Côte d’Azur version numérique et papier.

C’est la dernière arme en vogue chez les hackers : 57 % des entreprises françaises ont déjà été victimes d’un ransomware (ou rançongiciels) selon ITSocial, poussant même certaines à mettre la clé sous la porte. “C’est en ayant vécu de près une situation similaire que nous avons décidé de trouver un process pour régler ça” explique Sophie Benyamin, directrice de la startup Bkube. L’entrepreneure s’associe à son informaticien de père, Serge Benyamin, pour mettre au point une parade au cryptage des données vitales orchestré par les pirates du web. “Une solution hybride, où les données sont à la fois stockées en local sur une box et dans le cloud.

La box en question, baptisée Bkube, est invisible sur le réseau local de l’entreprise. “C’est là qu’on se différencie, assure Sophie Benyamin. Impossible de dialoguer avec elle. Même si le réseau local est contaminé, le Bkube ne répondra pas aux appels des ransomware.” Farouche, l’équipement se laisse quand même brancher via un système plug and play. La suite est prise en charge par un logiciel installé sur chaque poste de travail à sauvegarder. “Le logiciel est crypté via une clé SSH.  On peut programmer des sauvegardes quotidiennes, au moment choisi. Les ordinateurs se répliquent sur le Bkube qui duplique ensuite les données sur le cloud.”

Objectif scale-up

Il aura fallu deux ans de R&D aux fondateurs pour livrer leur cube, avec notamment de gros efforts côté design et le choix de matériaux français. Lancée en février 2020, la startup Bkube vient d’entamer sa commercialisation. “Principalement depuis notre site internet, même si nous aimerions aussi trouver des prescripteurs, précise la fondatrice. Nous avons déjà installé des box chez une dizaine de clients. On s’adresse à toutes les TPE/PME, mais aussi aux cabinets d’avocats ou d’architecture qui ont des données névralgiques.

L’abonnement mensuel débute à 75 € pour un Bkube d’une capacité d’1 tera et le suivi logiciel. “Les modèles vont jusqu’à 4 tera, de quoi assurer la sauvegarde d’une trentaine de postes. Certes le cloud est plus abordable, mais si un virus entre dans la machine il peut y remonter facilement. Certains concurrents proposent aussi des solutions hybrides, mais elles nécessitent un audit et l’intervention d’un technicien pour l’installation, c’est beaucoup plus coûteux et leurs disques durs sont moins sécurisés.” Autant d’arguments qui incitent la startup à l’optimisme pour son cyber-bouclier : “on espère lever des fonds rapidement pour ouvrir un marché plus vaste et devenir une scale-up qui fonctionne.”